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L’IMC, ce qu’il faut savoir sur ses avantages et ses inconvénients

31 juillet 2020

 

L’IMC (Indice de Masse Corporelle) est utilisée internationalement, tant par les professionnels de santé que par les particuliers. Il permet d’évaluer la corpulence d’une personne sur la base d’une échelle de 7 degrés. La formule pour la calculer est très simple, il suffit de diviser le poids en kilogrammes de la personne par le carré de sa taille en m : IMC = poids / taille²

Voici les différents degrés d’interprétation selon l’Organisation Mondiale de la Santé :

En dessous de 16,5 : malnutrition

Entre 16,5 et 18,5 : maigreur

Entre 18,5 et 25 : corpulence normale

Entre 25 et 30 : surpoids

Entre 30 et 35 : obésité modérée (classe 1)

Entre 35 et 40 : obésité sévère (classe 2)

Au de-là de 40 : obésité morbide (classe 3)

Ces résultats ne s’appliquent qu’aux seuls adultes, soit tout individu de 20 ans et plus. Pour les enfants et les adolescents, dont les masses graisseuses et musculaires subissent encore des changements et ne sont donc pas encore établis définitivement, l’IMC se calcule différemment. Il faut y ajouter des facteurs tels que l’âge et le sexe de l’individu. Les médecins et professionnels de la santé se réfèrent à une courbe (qui vous est déjà familière car  présente dans le carnet de santé) pour interpréter le résultat. On nomme « rebond d’adiposité » le point le plus bas de cette courbe qui survient généralement vers l’âge de 6 ans, et qui est normalement suivi d’une progression.  Ce rebond peut survenir à un âge plus précoce et dans ce cas les risques d’obésité sont dès lors plus importants.

Source: nospetitsmangeurs.org

En quoi l’IMC est-il un indicateur de bonne ou de mauvaise santé ?

L’IMC donne un aperçu de la corpulence idéale au sens médical du terme, et celle-ci se  situerait à 22. L’IMC est différent du poids de forme qui lui se définit par le poids avec lequel une personne se sent bien dans sa peau, tant physiquement que psychologiquement. Ces deux poids idéaux sont donc complémentaires.

Les professionnels de santé ont recours à l’IMC car il permet de disposer d’une vue globale sur votre état de santé. En effet, il permet d’anticiper les risques de pathologies ou de maladies chroniques telles que le diabète, l’hypertension, le cholestérol, le risque d’AVC, les problèmes articulaires et bien d’autres pathologies encore. Par ailleurs, les personnes ayant un IMC élevé ont un risque plus élevé d’infertilité, de cancer et de maladies chroniques. Leur espérance de vie s’en trouve réduite d’environ 4 ans, tout comme les personnes présentant un IMC trop bas. Il joue également un rôle important pour les statisticiens désireux d’évaluer le niveau d’obésité au sein d’une population en vue de lancer des campagnes de prévention pertinentes et correctement ciblées.

 

Un indice régulièrement remis en question

Bien que cette méthode de calcul soit largement plébiscitée tant par les praticiens que par le grand public, elle n’est pas infaillible et peut même s’avérer inexacte dans certains cas. La raison étant qu’elle ne tient, par exemple, pas compte du sexe de l’individu, de son âge, de ses origines, de ses habitudes sportives et physiques, etc. Elle ne prend également pas en compte le rapport entre la masse musculaire et la masse graisseuse, or ce n’est évidemment que l’excès de cette dernière qui nuit réellement à la santé. L’IMC est donc utile comme indice de référence, mais son calcul reste approximatif pour déterminer les réels risques pour la santé.

D’autres approches telle que la mesure du tour de taille (qui se base sur le rapport taille/hanche) seraient plus adaptées, car directement corrélée au risque d’obésité (diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires). L’obésité dite abdominale est en effet la plus dangereuse pour la santé. Elle est caractérisée par un tour de taille supérieur à 94 cm chez l’homme et de 80 cm chez la femme.

L’IVC, soit l’Indice de Volume Corporel, pourrait également être une alternative tout à fait pertinente à l’IMC, car il évalue le volume abdominal sur la base de la répartition masse graisseuse et masse maigre. Bien que son calcul soit beaucoup plus complexe ce qui ne permet pas de le réaliser soi-même à la maison, il n’en demeure pas moins un excellent outil de prévention pour la lutte contre l’obésité.

Depuis maintenant plusieurs années, chercheurs et scientifiques se sont penchés sur le sujet et, grâce aux nouvelles technologies tels que le scan en 3 dimensions, il est désormais possible de connaître son IVC via une application mobile. Il suffit pour cela de prendre une photo de face et de profil, ce qui ne nécessite guère plus de 30 secondes. Pour le moment cette application n’est accessible qu’aux experts et professionnels de santé car elle n’est pas encore optimisée pour un usage grand public. Mais elle se présente déjà comme une grande avancée pour l’évaluation des risques médicaux au sein de la population mondiale.

 

IMC et assurance santé

Pour tout assureur spécialisé en couverture de la santé, l’IMC est un indicateur de risque d’accident cardio-vasculaire et d’augmentation d’autres facteurs de risque. L’IMC d’un assuré sera donc pris en compte dans le calcul de la prime d’assurance, au même titre que l’évaluation de son état général et des conditions préexistantes. Ce calcul n’a lieu que si l’assuré remplit un questionnaire médical. Dans le cas du moratoire, le poids et la taille de l’individu n’étant pas renseignés ; tous les risques liés au problème de poids (et aux maladies préexistantes) seront donc automatiquement exclus de la couverture d’assurance.

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