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Notre société confrontée à la phobie sociale

22 février 2021

 

Le sujet de la santé mentale est plus que d’actualité, que ce soit dans la communauté expatriée ou dans la population en générale. Au lancement de notre blog, nous avions parlé de l’anxiété et de la dépression, troubles mentaux qui sont souvent difficiles à vivre au quotidien. Lorsque cette anxiété se transforme en peur excessive et modifie nos relations avec autrui, nous pouvons parler dans ce cas de phobie sociale, ou d’anxiété sociale. Tout comme pour les personnes sujettes à la dépression, il n’est pas aisé pour les personnes phobiques d’en parler car cela impose de mettre des mots sur une souffrance terrible. Or, une phobie sociale ne guérit pas seule, bien au contraire.

 

Comprendre les causes et les symptômes de la phobie sociale

Au même titre que l’anxiété, la phobie sociale se traduit par une angoisse handicapante et une incapacité de se raisonner. Il n’existe pas une seule et unique cause à la phobie sociale, elle résulte d’une combinaison de plusieurs facteurs. Ceux-ci peuvent, par exemple être environnementaux : agression verbale ou physique, situation humiliante, expérience traumatique, etc. Bien évidemment, le lien causal entre ces facteurs et la situation que vit actuellement la personne n’est pas toujours évident. Cela peut inciter certains d’entre nous à se demander si des prédispositions à devenir phobique existent. Il semblerait que les personnes timides, hypersensibles et de nature introvertie puissent être plus vulnérables et donc sujette à la phobie sociale. Le facteur génétique pourrait également influer, le trouble anxieux pouvant dès lors se retrouver au sein d’une même famille.

 

Comment se manifeste la phobie sociale ?

La plupart des symptômes visibles sont la sensation de chaleur, de rougeur, d’hyperventilation, de crise de panique, de transpiration ainsi que de tremblements. Ils peuvent s’accompagner d’une difficulté à trouver le sommeil, stress chronique, etc. Certaines personnes développent également des maux de ventre et musculaires très douloureux. L’anxiété sociale peut donc amener la personne qui en souffre à agir excessivement et impulsivement, ce qui l’isole plus encore des autres.

 

Quand apparaît le trouble anxieux ?

L’anxiété sociale peut survenir à n’importe quel âge de la vie, parfois dès l’enfance. La plupart des psychologues s’accordent toutefois sur le fait que les adolescents et jeunes adultes sont particulièrement touchés par cette forme d’anxiété. De façon toute logique, c’est bien à cet âge que nous sommes confrontés à des situations sociales seuls, sans intervention de figures parentales, et que l’on doit s’affirmer.

 

La phobie sociale pendant le confinement

L’année 2020 qui s’est tout juste terminée a laissé des traces sur notre façon de vivre au quotidien, et cela a fragilisé certaines personnes, plus que d’autres. Une récente étude française a démontré que les effets du confinement et les restrictions liés au Covid-19 ont été importantes chez les personnes souffrant de troubles anxieux. Un effet aggravant provoqué à la fois par la peur du virus et qui entraîne une phobie sociale encore plus grande. Rester chez soi étant devenu la solution de facilité pour se protéger de la maladie. On comprend donc qu’au-delà de la perte de repères et des changements incessants, c’est le sentiment d’impuissance qui réduisent certaines personnes à vouloir s’auto-protéger.

Pour celles et ceux dont l’isolement et les confinements répétitifs ont été difficiles à vivre, il est utile de se rappeler que le contexte actuel peut aussi être l’opportunité de se recentrer sur soi, sur ses proches, et de consacrer du temps à des choses essentielles que l’on oublie parfois par manque de temps. Ainsi, pour ne pas se laisser envahir par le flux d’informations qui peuvent être angoissantes, il est conseillé de limiter l’accès aux actualités. Il est également très important de rester en contact avec des proches qui seront disponibles pour vous aider. Enfin, n’oubliez pas que le contexte actuel peut évoluer positivement, et que vous serez capable de vous adapter à un retour à une vie « normale », il suffit juste de vous laisser le temps.

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