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Movember : l'importance de l'autopalpation testiculaire

11 novembre 2021

L’auto-examen des testicules chez l’homme est une manœuvre simple qui, correctement exécutée, peut donner beaucoup d’informations sur le bien-être ou l’inconfort des testicules. Il devrait donc devenir aussi fréquent et efficace pour les hommes que l’autopalpation des seins l’est pour les femmes.

Quelques statistiques sur le cancer des testicules

Le cancer du testicule constitue environ 1% de toutes les tumeurs masculines. L’incidence du cancer du testicule, dans ses différentes variantes, est assez faible dans notre environnement : l’apparition de nouveaux cas est estimée à 1,9 pour 100 000 habitants par an ; loin des 50,9 cas pour 100 000 habitants par an du cancer du sein féminin.

Il convient de noter que le cancer du testicule touche principalement les caucasiens originaires d’Europe centrale et du Nord, avec une incidence minime chez les hommes noirs ou asiatiques en général. Il touche principalement les jeunes entre 15 et 35 ans, et rarement (seulement 10 % des cas) les plus de 50 ans.

Les résultats possibles d’une autopalpation bilatérale des testicules peuvent être nombreux, la plupart étant de nature bénigne. Cependant, étant donné la facilité et la simplicité de cette manœuvre, il est facile de l’ajouter, par exemple, à votre routine de douche une fois toutes les deux semaines.

Les testicules sont situés sous et de part et d’autre du pénis et sont logés dans le sac scrotal, constitué de peau et de plusieurs autres couches de protection, parmi lesquelles le tissu musculaire qui permet au sac de se plisser ou se détendre, laissant les testicules plus exposés ou plus repliés.

La présence de pathologies spécifiques à la peau du scrotum est fréquente, sous la forme de petits kystes graisseux, de varices ou de grains de beauté qui, bien qu’ils doivent être consultés par un spécialiste pour un éventuel traitement, ne sont pas particulièrement alarmants, car leur présence n’a rien à voir avec les problèmes testiculaires en soi.

Il est important d’examiner les deux testicules, l’un après l’autre, avec les deux mains en même temps, et de préférence avec le sac scrotal détendu, ce qui facilite grandement l’autopalpation. Le testicule a une forme ovoïde, une surface lisse, est assez consistant et glisse facilement dans le sac scrotal. Il est nécessaire d’en faire le tour complet afin d’explorer toute sa surface. Cette partie de la manœuvre ne devrait jamais être douloureuse dans des conditions normales.

Habituellement, les testicules chez le mâle en bonne santé sont pratiquement de taille et de consistance égales. Le testicule gauche est généralement logé dans la poche scrotale un peu plus bas que le droit, bien que cela ne soit très évident chez les hommes dont la poche scrotale est large et la peau fine, ce qui permet aux testicules de pendre plus librement. Cette constatation est toutefois tout à fait normale.

La partie arrière du testicule est un peu plus complexe, car elle contient une structure en tire-bouchon appelée épididyme. C’est la partie où les spermatozoïdes mûrissent et où ils sont transportés des testicules vers le haut. Cette partie est parfois plus proéminente et très sensible à la palpation, ce qui est tout à fait normal. Il s’agit parfois d’une nouvelle découverte occasionnelle lors d’auto-examens très sporadiques, mais en aucun cas d’une tumeur.

L’épididyme continue vers le haut vers l’aine, par le canal déférent, qui est accompagné d’artères, de veines, de nerfs, etc., le tout entouré d’une couche musculaire qui représente ce que nous appelons le cordon spermatique. Ce dernier est responsable de la montée et de la descente des testicules à certains moments de la journée, de manière naturelle, avec la chaleur ou le froid, avec la détente ou la nervosité, la douleur, etc.

 

Résultats et constatations d’une autopalpation

Lors de l’auto-examen des testicules, il est important de tenir compte d’une série de constatations, telles que l’apparition d’une augmentation indolore de la taille du scrotum, permanente ou intermittente, l’apparition de bosses ou de nodules indolores dans les testicules ou dans les structures voisines (qui peuvent également être permanents ou intermittents) et de tout changement de forme, de taille ou de consistance de l’un des testicules.

Ces constatations doivent toujours être consultées et évaluées par un médecin spécialiste, en l’occurrence l’urologue qui, grâce à un examen attentif et à des tests simples (une échographie scrotale et des analyses sanguines – à la recherche de marqueurs tumoraux si nécessaire), peut rapidement diagnostiquer la cause de l’anomalie et distinguer les pathologies bénignes des pathologies malignes, comme le cancer du testicule qui nécessite une approche chirurgicale rapide et presque urgente.

Dans de nombreuses autres occasions, les résultats de l’exploration testiculaire sont douloureux, car outre l’augmentation de la taille, l’inflammation ou la rougeur de l’un des testicules, on observe une sensation de lourdeur dans le scrotum ou une douleur dans le bas-ventre ou l’une des aines. En général, ces dernières ne sont pas des résultats typiques de la pathologie tumorale, mais plutôt de processus infectieux urinaires ou génitaux, mais elles doivent néanmoins être évaluées par le spécialiste et traitées de manière appropriée jusqu’à leur guérison complète.

 

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